lundi 11 février 2008

Nos souvenirs brûlés, de Susanne Bier (2008)


10/02/2008 : Nos souvenirs brûlés de Susanne Bier avec Halle Berry, Benicio Del Toro, David Duchvony, Alexis Llewellyn, Micah Berry...

Mon avis***
Sa vie était d'une perfection absolue et tout a été détruit en une soirée. Audrey vient de perdre son mari, Brian.
A cette première phrase on pourrait penser au film P.S. I love you et pourtant rien n'en est. Car ce film est beaucoup plus dramatique dans son traitement.
De plus,lors des funérailles, Audrey retrouve le meilleur ami de Brian, Jerry. Un homme qu'elle n'aime pas car la grande faiblesse de Jerry est l'héroïne. Mais cette perte va les rapprocher et ils vont se soutenir dans leur détresse et leur addiction, pour Audrey c'est la présence de son mari et pour Jerry c'est ces vieilles copines les seringues. Leur douleur est palpable et les deux acteurs forment un couple réuni pour affronter le pire et peut-être ainsi s'ouvrir au bonheur.
Certains scènes sont d'une force incroyable comme le sevrage de Jerry après une rechute, suivi par une scène avec le fils d'Audrey, d'une grande douceur.
Les acteurs qui les entourent ne sont à oublier, comme les deux enfants et le voisin. On retrouve aussi des têtes qui ne semble pas inconnu comme Robin Weigert (Deadwood/Lost) lors d'un dîner d'amis.
J'avais de doutes sur ce film et puis j'ai lu dans un magazine qu'il pouvait prétendre aux oscars, alors j'ai pensé que cela pouvait pas être si mauvais. Et j'ai bien fait, c'est très beau film qui mériterai 3 étoiles et demi.

samedi 9 février 2008

Les Liens du sang, de Jacques Maillot (2008)


09/02/2008 : Les Liens du sang de Jacques Maillot avec François Cluzet, Guillaume Canet, Clotilde Hesme, Marie Denarnaud...

Mon avis ***
Tiré d'une histoire vraie, où deux frères sont l'un flic et l'autre voyou. C'est une relation conflictuelle et intense dû au passif et aux milieux différents où ils évoluent. Entre le grand frère, l'idole mais aussi le voyou que tout le monde admire et le petit frère devenu flic par rejet de son mentor de frère qui l'a abandonné pour la prison. Mais parfois les milieux se mêlent quand le grand frère essaye de se réinsérer et que le jeunot tombe amoureux de la fiancée d'un caïd qu'il a envoyé derrière les barreaux. Malgré tout cela les liens du sang sont plus fort que tout, mais pas des lois de la justice.

L'auteur Jacques Maillot a su tiré le meilleur de ce face à face Canet/ Cluzet. Magnifique confrontation entre ces deux là qui ce connaissent bien depuis le tournage de "Ne le dis à personne" qui leur a valu à chacun un César en 2007. D'ailleurs lors de la cérémonie ils étaient en plein tournage de "Les liens du sang", souvenez vous du look de Cluzet...

mercredi 6 février 2008

John Rambo, de Sylvester Stallone (2008)


06/02 : John Rambo (Rambo 4) de et avec Sylverster Stallone, Julie Benz, Paul Schulze...

Mon avis **

Que dire c'est du Rambo! Ça tire dans tous les sens!
Du sang ? oui. Mais surtout on se croirait à boucherie, une vraie charpie.
J'entendais hier soir une interview à la radio de Stallone, où il disait avoir voulu montrer l'horreur de la Birmanie à travers cette violence. Je crois que là il a réussi, même s'il y en avait tellement que ça pouvait en devenir risible dans certaines scènes. On y voit des massacres, des tortures, des viols... Je crois que certaines actions me resteront en m\'c8moire encore longtemps. Cette violence gratuite en envers des humanitaires ou même des villageois. Je comprends que l'homme puisse devenir une machine à tuer en voyant ce1a. Personnellement, durant le film une colère est montée progressivement en moi. Acculé l'homme pour sa survie redevient un animal sauvage dépourvu de toute inhibition
En tout cas il a encore la forme Stallone à 60 ans car on le voit courir dans le film! Impressionnant ! Quel sprint! Pas du tout ridicule et d'ailleurs assez crédible.

mardi 5 février 2008

Paris, de Cédric Klapisch (2008) : avant-première en présence du réalisateur, R. Duris et F. Luchini


04/02/2008 : Paris de cédric Klapisch avec Romain Duris, Juliette Binoche, Albert Dupontel, Fabrice Luchini, Mélanie Laurent, Gilles Lellouche, Zinedine Soualem...

L'avant première a eu lieu à l'UGC de Bordeaux. Deux salles ont été mises à disposition pour la projection, soit plus de 900 places. Et je peux dire que c'était bondé. Le réalisateur Cédric Klapisch, le producteur, Romain Duris et Fabrice Luchini sont venus avant la projection dans chaque salle. Mais c'est dans la plus grande (salle 15) qu'ils sont revenus après la projection pour débattre avec les spectateurs. Malheureusement je n'était pas dans la bonne salle!


Mon avis**
Ce film est assez réussi mais pas aussi exceptionnel que les précédents. Des nombreux protagonistes parsèment le film ce qui m'a donné envie de voir le film. Mais c'est aussi ce qui a provoqué mon détachement durant la projection. En effet je n'ai pas eu le temps de m'imprégner des émotions que chaque personnage dégageait, surtout la détresse et la faiblesse de certains, comme celui qu'interprète Romain Duris. Le cynisme et l'humour sont des choses que l'on ressent immédiatement, j'ai donc beaucoup.
Ce film est une palette d'émotions, dont chaque personnage est une couleur. Mes préférences sur cette palette vont à Karin Viard exécrable boulangère, Fabrice Luchini prof de fac dépressif mais qui nous fait le plus rire et dont personnellement je me suis senti le plus proche dans ses moments de doute. Il y a aussi Zinedine Soualem qui est un abonné à petit second rôle et qui participe depuis longtemps au "film de Klapish", là il a enfin droit à de vraies scènes de dialogues.
Tout les autres acteurs mériteraient que l'on parle de leur personnage mais voilà j'ai préféré c'est trois là.
Le dernier personnage dont je n'ai pas encore parlé c'est Paris, la ville joue son propre rôle, vivant, magnifique, indifférent aux malheurs des autres. Car Paris sera toujours Paris même quand ces protagonistes ne seront plus.

P.S. : I Love You, de Richard LaGravenese (2008)

SND
05/02/2008 : PS : I love you de Richard LaGravenese avec Hilary Swank, Gerard Butler, Kathy Bates, Harry Connick Jr...

Mon avis***
Un vrai film de fille comme je les aime, drôle et triste à la fois. Cette histoire d'amour, nous montre que malgré la perte d'un être cher, il ne faut pas oublier mais se servir de nos souvenirs pour avancer et reprendre les rênes de notre vie.
Le casting est magnifique, acteurs du grand écran Gérard Butler (300), Hilary Swank (Million dollard baby), Kathy Bates (Misery), Gina Gershon (Delirious) et Harry Connick Jr (Copycat) excellent Jazzman ; acteurs de la petite lucarne : Lisa Kudrow (Friends), James Marsters (Buffy/ Torchwood), Jeffrey Dean Morgan (Grey's Anatomy/Supernatural)...
Jeffrey Dean Morgan est très connu pour des petits rôles dans des séries à succès citées ci-dessus, et dans ce film il est tout bonnement génial. Un bel irlandais! De quoi faire rêver mesdames et mesdemoiselles. C'est assez amusant car dans le film Holly craque toujours sur le même type de gars : beau, brun, bien baraqué et bourré d'humour...

samedi 2 février 2008

Notre univers impitoyable, de Léa Fazer (2008) : en présence de A.Taglioni, J.Quivrin et L.Frazer


01/02/2008 : Notre univers impitoyable de Léa Frazer avec Alice Taglioni, Jocelyn Quivrin et Thierry Lhermite...

Avant-première à l'UGC de Bordeaux dont la projection fut suivie par un débat avec la réalisatrice et les acteurs Alice Taglioni et Jocelyn Quivrin.


Mon avis**
Le monde des affaires est un milieu impitoyable. Et c'est dans ce milieu et plus exactement dans celui des avocats que gravitent Victor et Margot. Ils forment un couple équilibré et une bonne équipe de travail. Mais voilà la même promotion leur est proposée et ils se retrouvent en compétition.
Ce film s'attache à nous montrer les deux différents scénarios qui pourraient en découler. Les deux histoires se croisent et se superposent sur certains événements. L'idée est originale mais parfois on
se perd dans les deux versions même si les personnages n'ont pas les mêmes aspects. Le couple d'acteurs à la ville comme à l'écran permet une bonne alchimie entre leur personnage mais peut-être un peu bizarre pour le spectateur. On a du mal a ne pas faire l'amalgame, ce qui donne à certaines scènes une drôle d'impression, c'est bien sur un avis purement personnel.
Je rejoins aussi mon ami Julien sur le fait que ce film s'approche plus du fait de société que de la comédie.

It's a Free World, de Ken Loach (2008)


2/02/2008 : It's free world de Ken Loach avec Kierston Wareing, Juliet Ellis, Leslaw Zurek...

Mon avis ***
Film triste, dur et même assez déprimant sur les conditions de travail des immigrés clandestins en Angleterre. On pourrait croire avec ce rapide constat sur le film qu'il n'est pas terrible ! Eh bien détrompez-vous c'est excellent film qui montre avec réalisme le calvaire que c'est gens endurent.

On suit une jeune femme qui vient de perdre son travail et qui décide de créer sa propre structure, un genre d'agence d'intérim. Elle part d'un constat simple : les immigrés sont une main d'œuvre bon marché et ils sont nombreux à chercher du travail. Elle propose donc du travail aux immigrés possédant des papiers ou visas en règle. Jusque-là rien de répréhensible. Mais elle va entrer dans le système du toujours plus en faisant travailler des clandestins qu'elle va faire trimer et qui vont se faire avoir. Son comportement tout d'abord louable va devenir inacceptable. Pourtant, on la sait coupable mais on aimerait bien lui trouver des excuses. Elle est bourreau mais aussi victime dans ce système.
Les actrices jouent bien dans cet univers très masculin. Petit plus pour l'acteur Leslaw Zurek qui en plus d'être beau gosse arrive à tenir tête au personnage principal.